Description du projet
Lors de notre formation avec Mathieu Blandin en ce mois de janvier 2026 consacrée à la rationalisation et la centralisation , un constat s’est imposé : La majorité des dirigeants connaissent leurs indicateurs. Mais peu les exploitent réellement comme outils de décision. Et c’est là que se joue la performance.
1️⃣ Le chiffre d’affaires : un faux ami stratégique
Deux entreprises peuvent afficher le même chiffre d’affaires… …avec des rentabilités totalement différentes. Pourquoi ? Parce que le CA n’est qu’un résultat. Ce qui compte, c’est la structure qui le produit.
Derrière un même CA peuvent se cacher :
- 🔹Une organisation fluide, séries optimisées, faible perte
- 🔹Ou une production éclatée, surchargée, avec des coûts invisibles
Ce qu’on sous-estime souvent :
🔎 La ventilation du chiffre d’affaires
- ✅Quelle part provient des 20 % de produits moteurs ?
- ✅Quelle part provient de produits “image” peu rentables ?
- ✅Combien de références génèrent moins de 2 % du CA mais mobilisent du temps ?
Un produit qui représente 3 % du CA mais nécessite 8 % du temps de production n’est pas neutre. La rationalisation commence par cette lucidité.
2️⃣ La marge brute : au-delà du coût matière
On connaît tous la formule : Marge brute = Prix de vente – Prix de revient
Mais dans la réalité terrain, le prix de revient est souvent sous-évalué. Parce que le coût horaire réel est rarement calculé avec précision, et les temps improductifs rarement intégrés.
On regarde :
- 🔹Le coût matière
- 🔹Parfois le coût horaire estimé
Mais on oublie :
⚠️ Les gaspillages organisationnels
- ✅Séries trop petites qui multiplient les mises en place
- ✅Nettoyages répétés
- ✅Temps de changement de production (change-over)
- ✅Produits refaits (défauts visuels, cuisson irrégulière)
- ✅Surproduction “par sécurité”
- ✅Pertes matières non tracées
Ces gaspillages, souvent invisibles, dégradent la marge plus que l’augmentation du prix du beurre parfois !
On parle souvent du coût des matières premières. On parle beaucoup moins du coût de la désorganisation.
3️⃣ La masse salariale : le levier souvent mal optimisé
Dans nos métiers, la masse salariale pèse lourd. Produire 15 petites séries dans la semaine coûte souvent plus cher que 8 séries bien organisées.
La question à se poser :
- ✅Combien de temps par produit ?
- ✅Combien d’intervenants ?
- ✅Quel niveau de compétence particulier ?
- ✅Combien de répétitions inutiles ?
4️⃣ Le stock : tout le monde y fait attention… mais rarement stratégiquement
Soyons honnêtes. Nous faisons tous attention au stock. Mais souvent “à l’œil”. Et c’est là le problème.
Un stock n’est pas juste un niveau à maintenir. C’est un outil stratégique.
Stocker moins… mais mieux
L’objectif n’est pas d’avoir tout, tout le temps. L’objectif est d’avoir l’essentiel, de manière réfléchie.
Un stockage bien pensé permet :
- ✅De prioriser les matières premières négociables (chocolat, fruits secs, emballages)
- ✅De sécuriser les produits stratégiques liés à vos 20/80
- ✅De garantir la continuité de vente en cas d’aléa fournisseur
- ✅D’éviter les achats d’urgence non négociés
L’anticipation permet cela. On ne stocke pas tout. On stocke intelligemment.
Le vrai problème : ne pas savoir exactement ce qu’on a
Lors de la formation, un constat s’est répété : La majorité des entreprises gèrent encore leur stock de manière approximative.
Ne pas savoir précisément ce que l’on a en stock empêche :
- ✅De négocier efficacement
- ✅D’optimiser les commandes
- ✅De sécuriser la production
- ✅De travailler en flux maîtrisé
Un stock non mesuré crée :
- ⚠️De la surproduction
- ⚠️De la sous-production
- ⚠️De la tension
5️⃣ Par où commencer ?
Plutôt que de raisonner en “niveau global”, il est plus pertinent de raisonner en catégories :
- 1️⃣🔴 Produits stratégiques liés aux 20/80 → sécurisation prioritaire
- 2️⃣🟡 Produits à forte valeur unitaire → négociation et anticipation
- 3️⃣🟢 Produits secondaires → ajustement plus fin
Cela permet :
- ✅D’éviter la rupture sur vos produits moteurs
- ✅D’éviter la trésorerie immobilisée inutilement
- ✅De garder une organisation fluide
La clé n’est pas le volume. La clé est la hiérarchisation.
6️⃣ L’outil qui change tout : le tableau de suivi
Au cours de la formation, nous avons travaillé sur des outils concrets de pilotage.
Dans la boîte à outils, un fichier de gestion des stocks est mis à votre disposition. Il permet de suivre avec rigueur :
- ✅L’état réel des stocks (avec un inventaire initial à réaliser)
- ✅Les produits prévus pour le magasin et les commandes
- ✅Les produits effectivement sortis par la production (et la casse)
- ✅Les quantités à produire
Les données se recalculent automatiquement pour préparer la journée suivante. Commencez l’exercice avec vos 20/80 🙂
Résultat :
- ✔Moins de surproduction
- ✔Meilleure anticipation
- ✔Décisions basées sur des données
Un stock piloté devient un outil stratégique. Téléchargez l’outil personnalisable ici
📌 En résumé
Rationaliser, c’est lever le voile sur :
- ✅Les coûts invisibles
- ✅Les répétitions inutiles
- ✅Les stocks approximatifs
- ✅Les marges fragilisées par l’organisation
Une entreprise performante n’est pas forcément celle qui travaille le plus, mais celle qui pilote le mieux. Et le pilotage commence par une lecture plus fine des indicateurs que l’on croit déjà connaître.

